San Pedro : Tara et Lagunas Altiplanicas

San Pedro : Tara et Lagunas Altiplanicas

Le Salar de Tara

En ce samedi 9 mai, je fais de nouveau une excursion avec Santiago, cela s’appelle Tara… l’atelier de Dieu ? Santiago nous raconte bien sûr l’histoire de ce nom. Un jour, il a eu pour client un peintre, un peu poète qui après la visite du lieu lui a dit que le lieu lui faisait penser à un atelier, l’atelier de Dieu et que « c’est cette palette de couleurs que Dieu a utilisée pour peindre le reste du monde ».

Santiago vient nous chercher vers 10h, toujours coiffé de son célèbre chapeau noir. Nous prenons la direction de la route internationale qui longe le majestueux Licancabur, nous nous dirigeons vers le nord-est du Chili, le triangle délimité par les frontières boliviennes et Argentine.

En chemin, nous croisons le Rio Quipiaco qui ressurgit en lagunes, dont la superbe lagune de cristal avec ses couleurs époustouflantes!

Ici, la route s’élève et nous passons un col à 4820m, plus haut que le Mont-Blanc ! Encore quelques kilomètres et nous quittons la route pour nous aventurer à travers ce désert entre 4300m et 4400m.

Puis enfin, le Salar de Tara se dévoile, un petit arrêt pour rejoindre le salar à pied, la vue est comme d’habitude époustouflante. Quelques flamants, par-ci, par-là, l’hiver approche, ils ont malheureusement déserté la place : j’en verrai plus en Bolivie.

Nous mangerons ici, des empanadas préparés par la maman de Santiago avec des avocats et des tomates : un repas très chilien…

Pour la digestion, une petite promenade au milieu des cathédrales de Tara, une ancienne coulée de lave qui commence à s’éroder. Ici, l’altitude commence à se faire ressentir, la balade a beau être courte, nous sommes vite à bout de souffle.

Nous reprenons la route pour rejoindre le gardien de Tara, un immense monolithe que le vent et la pluie ont sculpté durant des millénaires. Cette journée se termine dans cet immense désert nous laissant encore une fois en extase devant ce paysage.

Dimanche, c’est le jour du Seigneur ???? c’est donc repos. Il faut se remettre de ses émotions avant d’attaquer la suite du programme. J’en profite pour mettre à jour mon carnet : j’avais plus de 10 jours de retard et je publie un article sur le blog (Valparaiso). Je sors quand même un peu dans le village et le soir je vais prendre un verre et diner (il faut obligatoirement commander à manger si on veut boire un verre à San Pedro) avec deux Français avec qui je ferai un bout de route en Bolivie.

 

Lagunas Altiplanicas et pierres rouges

Troisième excursion avec Santiago, aujourd’hui nous sommes 5, c’est presque une excursion en privé. Le départ est à 9h, ce n’est pas trop tôt, j’aime ça !!!

La première étape de cette journée est pour le village de Toconao, une des 14 oasis de ce désert. D’abord, une petite explication sur l’eau, nous sommes dans le désert le plus aride du monde, il y a moins de 2% d’humidité dans l’air, pour comparaison il y en a 25% dans le désert du Sahara. Pourtant, il y a de l’eau, des rivières, des lacs…l’eau s’infiltre dans le sol de l’autre côté des montagnes en Bolivie et ressurgit de ce côté de la cordillère. Nous continuons notre petite balade dans e village afin de rejoindre la plaza des armas et surtout l’église du village, qui est un peu particulier, le clocher est séparé de l’église. C’est pour signaler une dualité homme femme, l’église (féminin) est la terre et le clocher (masculin) est le ciel. C’est également un mélange des religions avec l’intégration de la Pachamama dans le catholicisme.

Nous reprenons la route avec pour toile de fond la cordillère des Andes et la chaine Domeikos, c’est comme d’habitude un régal pour les yeux. Le deuxième arrêt est au millier de nulle part, ici nous croisons un des chemins de l’Inca, la particularité de ces chemins, c’est qu’ils mènent tous à Cuzco (comme en Europe, tous les chemins mènent à Rome), il fallait relier l’ensemble de l’Empire Inca à la Capitale, c’est également ici que passe le Tropique du Capricorne.

L’heure du midi approche, nous prenons la direction de la lagune des pierres rouges, c’est ici que nous pique-niquerons (avocat, tomates, poulet, raisin). Pour la digestion, une petite balade le long de la lagune, sur ces fascinantes pierres rouges, une ancienne coulée de lave de couleur rouge intense.

La journée avance, il est temps de reprendre la route pour découvrir les lagunes Meniques et Miscanti. Une petite balade près de ses magnifiques lagunes,la première d’un bleu hallucinant et la deuxième qui tire vers le vert, le tout au pied de magnifiques volcans qui exceptionnellement (les pluies des semaines précédentes) se sont parés de blanc.

Nous faisons un arrêt à Socaire, une autre oasis, pour y voir son église, nous ne pouvons malheureusement pas la visiter, car elle est fermée. Par contre nous pourrons y voir la culture en étage, un héritage des Incas.

Finalement, nous rejoignons le salar d’Atacama, surement le clou du spectacle. L’eau, ici, s’est évaporée et a laissé le sel. Il y a, sous nos pieds jusqu’à 1400m de sel. On peut trouver dans ce salar des crevettes ultra-résistantes, c’est d’ailleurs l’une des nourritures des flamants. Elles peuvent hiberner pendant plusieurs années. Santiago nous explique, que l’on peut la mettre dans une boite d’allumette pendant 7 ans, elle va se dessécher, mais il suffit de la remettre à l’eau et c’est repartit. C’est de la résistance, ça!!!

Une petite balade autour de la lagune de Chaxa, qui se trouve au milieu du salar. Le soleil commence à descendre, c’est une explosion de couleur, le rose, le rouge, l’orange…je suis entrain de voir le plus beau coucher de soleil de ma vie et comme toutes les autres excursions, nous sommes quasiment tous seule.

Si vous ne pouvez faire qu’une excursion, à mon avis, c’est celle-ci qu’il faut faire.

Bonnes Adresses :

        • Guide Santiago Atias : guide francophone à San Pedro de Atacama, à contacter par email.
        • Restaurant Barros, menu bon marché et copieux, calle Tocopilla.

Pour plus de photos, c’est ici.

San Pedro de Atacama : Puritama, Astronomie et Geysers del Tatio

San Pedro de Atacama : Puritama, Astronomie et Geysers del Tatio

San Pedro de Atacama est une petite ville située au nord du Chili et au milieu du désert d’Atacama. Cette ville est ultra touristique, mais c’est un passage obligé pour visiter la région qui est magnifique et malgré son côté touristique je vais y rester 8 jours et m’y reposer un peu et bien sûr changer tous mes plans !!!

J’arrive donc à San Pedro de Atacama en fin de matinée après une nuit dans le bus, l’auberge que j’ai choisie est plutôt pas mal, mais un peu excentrée du centre touristique. L’après-midi, je me balade, il fait un temps superbe, je suis même en short, une première de puis mon départ. J’en profite pour trouver une nouvelle auberge plus centrale, ainsi que Santiago, le guide que l’on m’a recommandé.

Comme je suis restée 8 jours, j’ai eu le temps de faire une bonne partie des excursions possible.

Les thermes de Puritama

Pour cette deuxième journée à San Pedro, je suis d’abord réveillée par les chiens, ils font la loi ici… La matinée est tranquille, je découvre la Franchuteria, une boulangerie française, avec croissant et pain au chocolat. Mon dieu, c’est trop bon, ça fait une éternité que je n’avais pas mangé d’aussi bon croissant.

Dans l’après-midi direction les thermes de Puritama, c’est un endroit plutôt beau, dans un canyon, une rivière coule en formant des piscines naturelles au milieu des roches et des roseaux.

C’est très agréable d’y passer l’après-midi, le changement de bassin est peu frais, mais l’eau est bonne, autour de 30 degrés.

Astronomie

En soirée, c’est astronomie.

Le désert d’Atacama est réputé pour ses conditions atmosphériques, d’ailleurs le plus grand radiotélescope du monde, ALMA, est installé dans la région, profitant de l’air pur et sec du désert.

Un Français, Alain Maury s’est installé dans la région depuis plusieurs années et propose aux touristes des soirées astronomie. Une excellente soirée sur le ton de l’humour à décrypter  les mystères de notre ciel : explication de l’astronomie, découverte des constellations…puis en deuxième partie de soirée, on peut regarder à travers 10 télescopes : Saturne et ses anneaux, Jupiter et ses satellites, d’autres galaxies, la boite à bijoux…le tout se termine par un bon chocolat chaud sous les étoiles.

Geysers del Tatio

Pour cette troisième journée à San Pedro, la journée commence en changeant d’auberge, je suis maintenant à l’auberge La Rose d’Atacama, beaucoup plus central et tenu par une Française. C’est parfait, car le départ de l’excursion d’aujourd’hui est pour 11h30.

Première excursion avec Santiago, un Chilien ayant vécu 25 ans en France, exilé suite au coup d’État de Pinochet. Il est absolument formidable, il a un talent de conteur indéniable, on se laisse envouter par ses récits. Il nous conte son pays, mais aussi son enfance, la fuite de son pays. En plus, ses excursions sont décalées, par exemple les geysers se font le matin avec les autres agences de San Pedro, lui les fait le soir, donc on est tout seul sur le site.

La journée commence par la visite d’un canyon où coule la rivière Purifica. Nous sommes dans la vallée aux cactus géants de Gratin. Une jolie randonnée d’environ une heure nous permet d’apprécier le lieu. À la fin, nous rencontrons un personnage  mystérieux “El Abuelo”, un cactus vieux de 1000 ans. Il en a vu passer des histoires!!!

Après cette petite promenade, nous nous dirigeons vers une ancienne coulée de lave pour un « asado a la chilena » avec pour toile de fond la chaine volcanique andine.

Nous avons ainsi appris la confection du choripan, un morceau de pain (type baguette) coupé partiellement en deux dans lequel on met du Pebre (coriandre ou basilic, tomate, ognons et avocat : pas toujours et des piments) et une saucisse. C’était l’apéro. Bien sûr comme en Argentine, un asado signifie beaucoup de viande et pas grand-chose d’autre, sauf du vin, bien sur.

 

Nous reprenons la route, à travers l’Altiplano, un petit arrêt technique dans le village de Machuca. De nombreux animaux nous accompagnent, des vigognes, des autruches, des flamants, des viscaches… de quoi souvent s’arrêter pour une photo.

Finalement, alors que le soleil commence à se coucher nous arrivons aux célèbres Geysers del Tatio, le champ géothermique le plus grand de l’hémisphère sud. Il est possible de se baigner dans une piscine à 37 degrés alimentée par ses geysers. Malheureusement à cause de nos nombreux arrêts pour admirer la faune, nous arrivons tard et il faut choisir entre se baigner et prendre des photos du coucher du soleil, je me décide pour les photos.

Ce site, se visite à l’aube ou au coucher du soleil, c’est la différence de température qui fait apparaitre les fumeroles. Toutes les agences de San Pedro le font le matin, il parait qu’il y a un monde fou, avec Santiago, c’est le soir et comme par magie il n’y a que nous. Nous profitons ainsi de ce lieu enchanteur, une balade magique sous un ciel étoilé.

 

Pour plus de photos, c’est ici.

Une escapade en Uruguay

Une escapade en Uruguay

Fin avril, lors de mon passage à Buenos Aires, j’ai fait une petite excursion en Uruguay, plus précisément à Colonia del Sacramento. La ville se trouve sur l’autre rive du Rio de la Plata, en face de Buenos Aires.

C’est une escapade très courante pour les Argentins.

Je prends donc un bateau vers 12h qui me fera rejoindre en 1h Colonia. Il est possible de faire l’aller-retour en une journée, Colonia n’est pas très grande, mais pour ma part, j’ai décidé de passer une nuit sur place.

Je fais un rapide tour de la ville en début d’après-midi, puis je vais m’attabler à une terrasse pour un déjeuner tardif. En fin d’après-midi, je me dirige vers la pointe de la péninsule pour admirer le coucher du soleil.

Le lendemain, je me lève, un peu déçut, il devait faire beau et le ciel est voilé. J’apprendrais plus tard dans la journée que c’est en fait des cendres dues à l’éruption du Volcan Calbuco, deux jours plus tôt, à 1500km au Chili.

Je vais continuer ma visite, et en particulier me consacrer au Barrio Historico, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je déambule donc, dans les étroites rues pavées de l’époque coloniale. C’est très agréable. Il est même possible de monter dans le phare. De là, il y a un beau point de vue sur la ville et au loin on devine Buenos Aires. Il fait chaud, mais une petite brise marine vient rafraichir agréablement.

On y resterait bien des jours pour son ambiance tranquille, je comprends pourquoi les Porteños y viennent régulièrement.

Pour plus de photos, c’est ici.

Buenos Aires

Buenos Aires

Ce fut, je pense, l’un des articles les plus durs à écrire, je ne sais pas trop pourquoi… Mais je vous le livre comme ça, même si je n’en suis pas tout à fait satisfaite.

San Telmo

C’est, je pense, le quartier que j’ai préféré à Buenos Aires, un petit air de Paris. C’est l’ancien quartier chic de Buenos Aires, jusqu’à la fin du XIXème siècle quand une épidémie de fièvre jaune a fait fuir les familles aisées vers Recoleta.

Aujourd’hui, c’est un quartier d’artiste et d’immigrants, il est très agréable de s’y balader, particulièrement le dimanche quand il y a le marché d’antiquité sur la place Dorrega, qui est d’ailleurs la deuxième plus vieille de la ville. Les autres jours, il est possible de voir des danseurs de Tango, sur cette place.

Microcentro

C’est le quartier des affaires, on y trouve de nombreux bâtiments historiques comme ceux entourant la Plaza Mayo : avec en autre la Casa Rosada, siège de la présidence ou encore la Catedral Metropolitan dans laquelle le Pape François fut l’archevêque de 1998 à 2013, ou bien le Cabildo, un bâtiment colonial qui accueillit pendant longtemps le conseil municipal et qui est maintenant un musée. À l’origine, cet édifice comprenait 11 arcades mais 6 ont été détruites lors du percement de l’avinera Mayo.

C’est très agréable de faire une pause sur l’un des bancs de la place.

Florida est également une des artères principales du microcentro, c’est une avenue piétonne envahie de marchands, de touristes,d’hommes d’affaires, d’artistes auxquels s’ajoutent tous les vendeurs de rues qui cherchent à te refourguer un spectacle de Tango, une visite guidée, du change…

Puerto Madero

C’est le plus récent des quartiers de Buenos Aires. Ce sont les anciens quais, il est maintenant très agréable d’y flâner. Les entrepôts ont été reconvertis en lofts luxueux et les quais servent de terrasses aux nombreux cafés et restaurants qui s’y trouvent. J’ai bien aimé ce quartier, c’est plus calme, on à l’impression de s’échapper un peu de la ville, tout en y étant : on est tout de même au milieu de grand building!!!

Congreso

L’Avenida 9 de Julio marque la limite entre les quartiers microcentro et congreso. D’après les Porteños, ce serait l’avenue la plus large du monde, on y trouve entre autres l’obelisco, haut de 67m et construit en 1936, pour commémorer les 400 ans de la fondation de Buenos Aires.

Ce quartier est assez particulier, un air européen, lieu des principales salles de spectacles de la ville comme le Teatro Colon qui accueille aussi bien des opéras, des ballets ou des concerts.

C’est aussi le centre politique de la ville avec la Plaza del Congreso, au fond de laquelle se dresse l’impressionnant Palacio del Congres, siège du pouvoir législatif argentin. Son dôme en cuivre a pris cette teinte caractéristique du cuivre (ex : Statue de la Liberté, Château Frontenac à Québec). Il a pour modèle le Capitole à Washington.

Si vous passez dans ce quartier, il ne faut pas manquer le Palacio Baralo qui a une histoire étonnante : l’architecte s’est inspiré de la Divine Comédie de Dante pour le construire. Ainsi les 100m de hauteur correspondent aux 100 chants du poème, la structure est divisée en 3 parties, les 3 livres : l’enfer, le purgatoire et le paradis. Enfin, il y a 22 étages, ce qui correspond aux nombres de vers par chant. Il a également été pendant une décennie l’immeuble le plus haut d’Amérique Latine de 1923 à 1935.

L’Avenida 9 de Julio marque la limite entre les quartiers microcentro et congreso. D’après les Porteños, ce serait l’avenue la plus large du monde, on y trouve entre autres l’obelisco, haut de 67m et construit en 1936, pour commémorer les 400 ans de la fondation de Buenos Aires.

Ce quartier est assez particulier, un air européen, lieu des principales salles de spectacles de la ville comme le Teatro Colon qui accueille aussi bien des opéras, des ballets ou des concerts.

C’est aussi le centre politique de la ville avec la Plaza del Congreso, au fond de laquelle se dresse l’impressionnant Palacio del Congres, siège du pouvoir législatif argentin. Son dôme en cuivre a pris cette teinte caractéristique du cuivre (ex : Statue de la Liberté, Château Frontenac à Québec). Il a pour modèle le Capitole à Washington.

Si vous passez dans ce quartier, il ne faut pas manquer le Palacio Baralo qui a une histoire étonnante : l’architecte s’est inspiré de la Divine Comédie de Dante pour le construire. Ainsi les 100m de hauteur correspondent aux 100 chants du poème, la structure est divisée en 3 parties, les 3 livres : l’enfer, le purgatoire et le paradis. Enfin, il y a 22 étages, ce qui correspond aux nombres de vers par chant. Il a également été pendant une décennie l’immeuble le plus haut d’Amérique Latine de 1923 à 1935.

Retiro et Recoleta

Ce sont les quartiers les plus huppés de Buenos Aires. Selon moi, il y a deux endroits à voir ici:

    • La Plaza San Martin qui honore le libérateur du pays. C’est d’ailleurs un français qui a dessiné la place.
    • Le Cimetière de Recoleta qui est fascinant, j’y ai passé plus de deux heures à déambuler au milieu des imposants tombeaux de marbre à retracer l’histoire de la ville. L’Élite de la ville y est enterrée, sans oublier bien sur la star de la Recoleta : Eva Peron

La Boca

C’est l’un des quartiers les plus connus de Buenos Aires, un quartier populaire par excellence. On vient ici pour admirer les façades colorées des maisons tout en déambulant dans la rue Caminito. Les façades viennent de la fin du XIXe siècle quand les immigrants récupéraient le surplus de peinture destiné à l’entretien des bateaux pour décorer les tôles de leurs maisons.

Mais La Boca est aussi connue pour son club de football, le club Atletico Boca Juniors, l’un des plus titrés du pays et qui a vu passer des célébrités comme Diego Maradona.

Palermo

Il fait bon de flâner dans ses parcs, d’ailleurs le weekend c’est le rendez-vous des Porteños qui s’y retrouvent en famille. On peut y voir le zoo, un jardin japonais…

Plus au nord, on trouve le quartier bobo-hipster de Palermo Viejo, c’est l’un des secteurs  les plus branchés de Buenos Aires, avec ses nombreuses boutiques de créateurs (le paradis du shopping) et ses hauts lieux de la vie nocturne (café-bar et discothèques).

Après avoir visité tous ses quartiers, que peut-on faire d’autre à Buenos Aires :

    • Manger une pizza, Buenos Aires compte parmi les meilleures pizzas du monde, il y a d’ailleurs chaque année une course passant par les meilleures pizzerias de la ville.
    • Aller voir un spectacle de Tango, il y a un nombre important de salles de diner-spectacle très touristique, après quelques recherches sur internet j’ai décidé d’aller au Café Tortini qui est aussi le plus ancien café de la ville.
    • Aller voir un match de football (soccer), sport préféré des Argentins, il parait que l’ambiance y est fabuleuse, je suis malheureusement arrivé trop tard, il n’y avait plus de place.
    • S’essayer au Polo, c’est le deuxième sport national et les Argentins sont réputés pour être doués à ce sport. Alors pourquoi ne pas passer une journée à la campagne à essayer ce sport, en prime un asado (BBQ) pour le déjeuner.
    • Manger dans un restaurant à « Portes fermées », une ambiance intimiste et un chef qui cuisine souvent chez lui.
    • Aller voir une représentation au Teatro Colon

Pour plus de photos, c’est ici.

Valparaiso, la perle du pacifique

Valparaiso, la perle du pacifique

A cause d’un « petit problème » d’appareil photo, j’ai du changer mon programme. J’avais initialement prévu d’aller à Buenos Aires, mais le choix pour racheter un appareil photo étant plus important au Chili, je décide de me rendre à Santiago. De plus, je ne suis « qu’à 360km » de  Santiago.

Je ne m’attarde pas à Santiago, une petite journée, le temps de me racheter un appareil photo, j’aurai tout le temps de visiter la ville en juin, c’est de là que je dois reprendre mon avion pour quitter le continent sud-américain. Par contre, je décide de visiter Valparaiso, à 2h de Santiago.

Avant d’être l’une des villes les plus touristiques du Chili, Valparaiso a longtemps était l’un des plus importants port du Pacifique sud, mais avec la construction du canal de Panama, il a perdu de son importance, mais il reste tout de même, le 2ème plus grand port du Chili.

Valparaiso se divise en deux parties, les Cerro qui sont des collines, on y trouve la plupart des habitations de la ville et El plan, la partie plate en bord de mer où se trouve bien sur le port, ainsi que la plupart des activités commerciales.

Valparaiso se parcours à pied, sans carte, il faut se perdre pour en apprécier les petites ruelles, les vues du haut de ses collines, ses murales… Et c’est ce que je vais faire le premier jour, déambuler entre le Cerro Conception et le Cerro Alegre. Je vais découvrir au détour d’une ruelle, des murales ou des vues comme celle du Paseo Atkinson, on y a une superbe vue sur les habitations typiques de Valpo ainsi que sur un murale peint par le chilien Inti et qui couvre la surface de plusieurs bâtiments.

La suite de ma balade me fait redescendre sur El plan, je prends donc l’un des ascensor, ce sont des funiculaires datant de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle pour remonter le Cerro. En chemin, je rencontre Ali, un américain croisé quelques jours auparavant quand je visitais les vignobles à Mendoza, le monde est petit.

Je poursuis ma balade sur El plan, son marché, ses boutiques, ses restaurants, d’ailleurs ce midi, ce sera empanadas, dans un petit resto de locaux, Empanadas Famosas, c’est bon et vraiment pas cher. L’après-midi, ce sera l’effervescence du port. Et pour terminer cette journée, je me rends au Cerro Artilleria, je suis ici aussi aidé par un ascensor qui me mène au Paseo 21 de Mayo duquel, on a une vue superbe sur le port et la baie.

Pendant que je suis là, j’en profite pour visiter le musée naval qui se trouve juste à côté. C’est intéressant et ça permet d’en apprendre plus sur le Chili et surtout la partie concernant l’indépendance du Chili.

Pablo Neruda

Surement l’un des habitants les plus connus de Valparaiso, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1970. C’est l’un des plus grands écrivains chiliens et je décide de lui consacrer ma deuxième journée à Valparaiso.

Le matin, je me rends à Isla Negra, à 1h30 au sud de Valparaiso pour visiter l’une des maisons de Pablo Neruda.

Ça me tient à coeur de visiter cette maison, car il y a quelques mois, j’ai lu le livre d’Antonio Skarmeta Une ardente patience est l’intrigue se passe en partie dans cette maison. C’est un livre que j’ai beaucoup aimé. Un livre sur une amitié simple entre deux hommes et un brillant hommage à Pablo Neruda avec pour toile de fond l’histoire du Chili de 1969 à 1973. Une amitié, où chacun y trouve son compte, Pablo Neruda vieillissant y retrouve sa jeunesse et Mario Jimenez apprend l’art de la métaphore. Avec ce livre, Antonio Skarmeta nous livre 150 pages de rires et de larmes.

Le trajet est peu long, mais la visite de cette maison vaut le coup. Une superbe maison, tout en longueur avec une impressionnante collection de coquillages, de bouteilles, de bateaux dans des bouteilles en verre, d’instruments de navigation ou encore de verres de couleurs. Pablo Neruda, avait l’habitude de dire que « l’eau avait meilleur gout quant on l’a buvait dans un verre de couleur ».

De plus, la vue sur l’océan Pacifique est magnifique. C’était d’ailleurs sa maison préférée, il y est enterré avec sa 3ème femme, Matilde.

Je rentre à Valparaiso vers 15h30, j’ai donc le temps de me rendre à la Sebastiana, la maison de Valparaiso de Pablo Neruda. Cette maison, tout en hauteur (5 étages) se trouve au sommet du Cerro Bellavista, la vue sur la baie y est superbe.

Tour 4 Tips

À Valparaiso, il y a plusieurs moyens de visiter la ville, l’un d’eux est tour4tips. Le principe est simple, c’est une visite guidée de 3h en anglais ou en espagnol et on donne un pourboire à la fin, ce qu’on veut en fonction de son degré de satisfaction. Pour ma part j’ai adoré, c’est très sympa.

Nous étions un groupe d’environ 15 personne guidés par 2 locaux, habillés comme dans : Où est Charlie ? C’est facile de les reconnaître!!!

On commence par avoir des infos clés sur la ville, son histoire, des anecdotes, des endroits à voir, où manger des spécialités… tout en marchant et en découvrant la ville.

Je découvre pendant cette promenade, un nouvel ascensor : El Peral, en haut duquel, il y a une belle vue depuis le Paseo Yougoslavo. Nous continuons à nous promener sur le Cerro Alegre et le Cerro Conceptión avec des arrêts comme chez Don Sergio, pour gouter à ses Alfajores, ou pour admirer des murales que j’avais d’ailleurs ratés à mon premier passage.

Nous terminons la visite dans une vieille demeure datant de l’âge d’or de Valparaiso pour gouter à la Chichón, une boisson populaire à Valparaiso.

Après tous ça, il ne me reste plus qu’une après-midi à Valparaiso, il va falloir être efficace !!!

Je prends donc la direction du musée à ciel ouvert, un ascensor m’y conduit, le Espiritu Santo. Ce musée, est en fait 20 murales fait par des étudiants en art à la fin des années 60, début 70 et qui se trouve sur le secteur bas du Cerro Bellavista.

Suite à cette promenade, je prends la direction du port pour un petit tour en bateau. Ça dure environ 30 minutes, ce n’est pas très long mais ça permet d’avoir une autre vue sur la ville et de découvrir le port.

À la fin de ce tour en bateau, il me reste pas mal de temps donc je prends la direction du Cerro Carcel. Entre temps, je m’arrête pour un déjeuner tardif: sandwich et pisco dans le restaurant Fauna en haut de l’ascensor Reina Victoria. La vue depuis la terrasse est plutôt pas mal.

En fin d’après-midi, je prends la direction de la place Bismark, sur le Cerro Carcel. La vue de là-haut est superbe. Il y a d’ailleurs une manif sur la place, plutôt un défilé, par contre je n’ai pas réussi à comprendre pourquoi.

En redescendant, il est malheureusement trop tard pour visiter l’ex-carcel, la prison transformée en centre culturel et les cimetières. Je rentre à l’hotel, il fait presque noir et je passe la soirée sur la terrasse.

Bons plans à Valparaiso :

        • Tour4Tips : À faire absolument et en début de séjour.
        • Hostal Po : Une auberge bien placé, très agréable, bien décoré et avec une superbe terrasse. Elle serait parfaite avec une cuisine un peu plus grande et un petit-déj commençant plus tôt.

Pour plus de photos, c’est ici.

Mendoza : Les andes et le vin

Mendoza : Les andes et le vin

Après une nuit dans le bus, j’arrive assez tôt à Mendoza. J’ai de la chance mon lit est déjà disponible, apparemment l’auberge n’est pas pleine. En même temps, on commence à entrer dans la basse saison. Je profite donc de la matinée pour me reposer.

L’après-midi, je commence à arpenter la ville et comme d’habitude je vais planifier les jours qui suivent. Au programme les Andes et le vin, les deux attraits de Mendoza.

Mendoza

Je suis agréablement surpris par Mendoza. La ville est plutôt belle. En grande partie détruite lors d’un tremblement de terre en 1861, il ne reste que très peu de bâtiments datant de l’ère coloniale. C’est une ville aérée avec de grandes artères bordées d’arbres, de nombreux parcs, des bars et cafés avec de nombreuses terrasses… Et comme il fait magnifique, il est très agréable de s’y promener.

La ville se trouve en plein désert, ce qu’on a du mal à croire à cause du bruit constant de l’eau qui coule dans les acequias, sorte de fossés qui longent les rues et qui servent à l’irrigation. C’est devenu une vraie oasis.

Les Andes

Près de Mendoza, on trouve l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques (6962m) qui fait le bonheur des alpinistes, mais Mendoza est aussi réputé pour ses stations de ski, parmi les meilleurs du pays.

Pour découvrir cette région, il faut soit louer une voiture, soit faire une excursion. Pour ma part, ce sera une excursion. D’ailleurs, on sent que l’on a quitté la Patagonie, car les prix aussi bien pour l’hébergement que pour les excursions a bien baissé (divisé par 2), par contre la nourriture est toujours aussi chère.

J’ai choisi Youth Travel Argentina pour faire cette excursion qui s’appelle Alta Montana. On sait tout de suite qu’on va monter. Je retrouve dans le bus une Allemande et une Hollandaise rencontrées à Puerto Natales quelques semaines plus tôt.

Cette excursion consiste à parcourir les 200km qui séparent Mendoza de la frontière chilienne, là où se trouve l’Aconcagua. En chemin, nous allons faire plusieurs arrêts, il y a beaucoup de choses à voir.

Nous quittons Mendoza et rejoignons la route no.7 qui mène au Chili, c’est l’un des passages de frontières les plus importants entre les deux pays.

Le premier arrêt est pour une superbe vue sur la précordillère des Andes. Ce sera juste un arrêt photo, quelques minutes. Nous reprenons rapidement la route pour rejoindre un lac artificiel dans la région de Potrerillos, nous longerons le Rio Mendoza pendant une grande partie de la route.

Viens ensuite, le moment de traverser la précordillère des Andes et de rejoindre la vallée d’Upsallata, dans laquelle Jean-Jacques Annaud a tourné le film 7 ans au Tibet. Nous nous arrêtons quelques minutes dans le village d’Upsallata, près d’un bar décoré avec les décors du film. Un figurant les a récupérés pour y ouvrir son bar.

Après cette étape, nous entamons la montée vers la cordillère des Andes. Nous arrêtons au Cerro Penitentes, l’un des centres de ski les plus importants de Mendoza. C’est l’occasion de prendre un télésiège pour quelques photos au sommet.

Enfin, nous rejoignons enfin le Parque Nacional Aconcagua. Pour une fois, pas de frais d’entrée, une première en Argentine !!! Ici, nous faisons une petite rando, environ 5km (aller-retour) qui nous mène à la Laguna de los Horcones et surtout à un très beau point de vue sur la face sud du Cerro Aconcagua. C’est bien sur l’occasion de faire pleins de photos.

Par contre, j’ai eu le droit à un mal de tête à cause de l’altitude. Ce qui est bizarre, car nous ne sommes pas si haut que ça (3000m) et au Pérou je n’ai jamais eu de problèmes, alors que j’étais plus haut. J’espère que la suite ira bien.

Quand nous finissons la rando, il est 14h, la faim se fait ressentir et nous rejoignons l’ancien poste de frontière, avant la construction du tunnel, nous nous y arrêtons pour le déjeuner.

Au retour, nous faisons un dernier arrêt : Puente del Inca.

C’est une arche naturelle qui traverse la rivière Vacas, c’est une vraie curiosité géologique. Au début du XXème siècle, un hôtel fut construit ici pour profiter des bienfaits des eaux thermales. Il a été détruit en 1965 par une coulée de boue. On peut encore y voir les ruines.

Les vignobles

Au 19ème siècle des cépages européens sont importés en Argentine dans la région de Mendoza. Aujourd’hui, les vins produits dans la région sont reconnus dans le monde entier, en particulier le Malbec. Les 3/4 des vins argentins viennent d’ailleurs de cette région.

Une grande concentration des Bodegas se trouve à Maipu, à 14km de Mendoza et l’une des façons de découvrir les vignobles et de le faire en vélo, c’est ce que je vais faire.

Nous nous rendons en bus jusqu’à la première bodega, Cecchin, qui fabrique du vin organique. D’abord, une petite visite puis dégustation. Ce sera 4 vins, un chardonnay, plutôt pas mal, puis un malbec, lui aussi pas mal, un autre rouge (Carignan) qui est vraiment bon, puis un vin blanc pétillant que j’ai trouvé pas terrible (pas vraiment de goût). En tous cas, c’est une bonne adresse à retenir, j’aurai bien acheté une bouteille, mais malheureusement, je n’ai pas la place de la transporter.

Après cette visite, nous récupérons les vélos et rejoignons le deuxième vignoble, Vistandes. Pas du tout le même style que la précédente, ici tout est ultra moderne et industrialisé. Pour ma part, je n’ai pas trop aimé, j’ai trouvé le vin fade, sans saveur particulière.

Enfin, nous repartons pour le dernier vignoble, ici, il n’y a pas de visite, juste une dégustation. c’est une petite production, un vignoble familial, un peu « space » la famille d’ailleurs : Viña el Cerno. Ici, le vin est pas trop mal, mais mon coup de coeur est pour Cecchin.

Après cette troisième dégustation, il est vraiment temps d’aller manger. Entre le vin et le soleil, je ne suis pas sur que le vélo soit une bonne idée. Pour le repas, ce sera empañadas, qui sont d’ailleurs très bonne, mais 2, c’est une peu juste. En Argentine, les empañadas sont plus petites qu’au Chili.

Rafting

Pour cette dernière journée du côté de Mendoza, je vais faire un peu de rafting et de la Tyrolienne. Ça se passe, au milieu des Andes, sur le Rio Mendoza. C’est une première pour moi.

Nous rejoignons le lieu où se passe l’activité. On nous fait signer une décharge, puis c’est le moment de s’habiller : une combinaison courte avec par-dessus un pantalon et une veste étanche, sans oublier le casque et le gilet de sauvetage, on est bien beau !!!

Nous rejoignons en bus, le lieu de départ et après quelques consignes de sécurité, nous sommes réparti sur les bateaux. Sur le notre, nous ne serrons pas nombreux, 3 participantes, plus le guide. Ce qui est vraiment bien, car comme ça on a pu faire plein de choses que les autres bateaux n’ont pas faits. Je me suis vraiment bien amusé, ça sera à refaire.

Pour le lunch, ça sera sur place, car l’après-midi, il y a Tyrolienne. Cette activité n’est pas aussi bien que le rafting, les Tyroliennes ne sont pas très longues, on ne fait que traverser la rivière, seule la 4ème est un peu plus longue, car en diagonale.

Pour plus de photos, c’est ici.