Retour sur 2024

Retour sur 2024

Et voilà, 2025 est arrivé, je vous souhaite une excellente année 2025, qu’elle soit belle et pleine de bonheur. Que 2025 vous apporte tout ce que vous souhaitez.
Je me répète sûrement, mais l’année 2024 est passée à une vitesse folle!!! Avec d’abord un voyage d’une semaine dans le sud de l’Islande en janvier, j’y étais déjà allé il y a quelques années, mais ça reste un endroit superbe et ça me plait d’y retourner.
En février, je suis de retour dans le nord de la Norvège pour cette fois visité l’île de Senja, encore un endroit fabuleux, je suis en train de tomber amoureuse de la Norvège, les paysages sont à couper le souffle.
Fin mars, j’ai fait un petit roadtrip improvisé en Provence et Côte d’Azur, ce n’était pas le voyage le plus réussi, même si j’ai découvert de très beaux endroits, mais j’ai oublié mes chaussures de rando, donc j’ai été limité dans mes découvertes, je voulais me balader du côté des Calanques et je n’ai pas pu le faire.
En juin, je suis partie au Svalbard, j’attendais ce voyage depuis 2 ans et comment dire… c’était waouh!!! C’était un voyage grandiose, j’ai été époustouflé et j’ai ramené de très belles photos de ce voyage, seule petite déception j’y allais pour voir entre autres les ours blancs, j’en ai vu deux, mais vraiment de loin.
L’été a été calme, j’ai pu profiter des JO, pour une fois que c’était en France. Et finalement, fin septembre début octobre, je suis partie en Croatie, un roadtrip de 6000km où j’ai découvert un très beau pays avec une gastronomie délicieuse. Légère petite déception, il n’a pas fait un temps excellent, il faisait un peu frais pour la période et je n’ai pas pu profiter des plages et de la Méditerranée. Ce n’est pas forcément ce que je cherche dans mes voyages, mais j’aime bien à l’occasion profiter d’une ou deux journées de plage. Par contre, l’avantage c’est qu’il ne faisait pas trop chaud pour visiter les villes.
Pour l’instant, je n’ai pas encore prévu grand-chose pour 2025, mais j’ai plusieurs idées en tête. Il y a quand même la Norvège de prévue, départ dans quelques jours. Ensuite, j’aimerais peut-être revenir sur le continent américain, je n’y suis pas allée depuis mon retour en France, début 2020. Mais je dois aussi prévoir un déménagement cet été, je fais construire et normalement ça devrait être fini en juin, ça va peut-être m’empêcher de voyager autant.
Et comme d’habitude, je vous laisse avec une citation sur le voyage, cette année elle est de Lewis Carroll “Si vous ne savez pas où vous allez, n’importe quel chemin vous y mènera.”
Bonne année 2025.
Retour sur 2023

Retour sur 2023

Nous voilà déjà en 2024, il y a quelques semaines je lisais un article qui disait plus on vieillit, plus les années semblent passer vite, je le confirme, je n’ai encore pas vu passer cette année!!!

Je pensais publier cette vidéo un peu plus rapidement, mais fin 2023 et début 2024 ne se sont pas du tout déroulé comme je le pensais… j’ai d’abord enchainé plusieurs maladies en moins d’un mois: une rhino, une bronchite, une grippe et une gastro, cela va mieux depuis quelques jours, espérons que je sois tranquille pour quelque temps. Je devais également passer une semaine en famille aux Arcs, mais mon père a eu un petit souci de santé, rien de trop grave, mais il lui a été conseillé de ne pas rester en altitude et 2 jours après notre arrivée je suis rentrée avec mon père, mais ce n’est que partie remise, nous ferons surement prochainement un autre voyage familial.

L’année 2023 a été l’occasion de découvrir la Norvège avec un voyage de 2 semaines en janvier-février dernier, j’ai pu y voir des endroits magnifiques avec une lumière hivernale de dingue et surtout la première semaine des aurores boréales, c’était fabuleux.

En avril, je suis partie 10 jours en Afrique du Sud en famille pour un mariage. C’était un voyage un peu différent, je n’étais pas seule, c’est un endroit que j’avais déjà visité et je voyageais avec mes 3 nièces de 7 à 12 ans, ce qui change beaucoup la façon de voyager, mais j’ai beaucoup aimé ce voyage. 

En juin, je devais aller au Svalbard, mais un problème de transport 15 jours avant, a annulé le voyage, ce n’est que partie remise, je devrais y aller cette année. Fin août, une amie du Canada est venue visiter la France pendant 8 jours et j’ai donc joué les guides touristiques, pour l’occasion j’ai posé mon appareil photo et ce voyage n’est donc pas dans mon résumé puisque je n’avais pas de vidéo.

Fin septembre, début octobre, j’ai voyagé en France en van, c’était une première. Je devais d’abord aller en Auvergne, mais un temps épouvantable et le froid m’ont fait quitter très vite l’Auvergne pour le Lot et la Dordogne que j’ai adoré, surtout qu’il a fait superbe. J’ai beaucoup aimé la liberté que peut apporter le van, surtout avec un chien, par contre j’ai un peu regretté le confort, j’ai surtout eu mal au dos, et oui, je vieillis!!! J’espère pouvoir réessayer en fourgon avec cette fois un vrai matelas et des sanitaires.

Enfin, fin octobre, j’ai participé à un stage photo au Mont-Saint-Michel, le beau temps n’était pas au rendez-vous, mais c’est toujours un plaisir d’aller au Mont Saint Michel, c’était la troisième fois en moins d’un an!!!

Pour 2024, quelques voyages sont déjà prévus, je pars d’ailleurs dans quelques jours pour une destination où je suis déjà allée, j’ai hâte d’y retourner, surprise!!!

Je vous souhaite une excellente année 2024, qu’elle vous apporte beaucoup de joie et je vous souhaite de réaliser quelques-uns de vos rêves. Je vous laisse avec cette citation de Jack Kerouac “Vivez, voyagez, soyez aventureux, bénissez et ne soyez pas désolé”.

La Bretagne en hiver

La Bretagne en hiver

Ce voyage non prévu a été plutôt tranquille, j’ai exploré les côtes bretonnes à petite allure, me levant rarement avant 9h, il est donc tout à fait possible de faire cet itinéraire en beaucoup plus rapidement, ou alors en faisant plus d’activités. En hiver, hors vacances scolaires, plusieurs activités ou visites ne sont pas ouvertes. Comme à mon habitude, c’est encore une fois à la dernière minute que j’ai décidé de partir en voyage, sans réservation et sans itinéraire. C’est un peu plus facile en hiver, il y a quand même moins de monde qu’en été, quoique c’est le dernier week-end des vacances des Parisiens, donc il y a quand même encore un peu de monde, mais la semaine qui suit est beaucoup plus tranquille.

Quelques chiffres : 

    • 13 jours (trajet compris depuis Lille) en février-mars 2022
    • 2594km (trajet compris depuis Lille)
    • Les 4 départements de la Bretagne visités
    • Environ 2000 photos avant tri
    • 1 site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO
    • 2 Grands sites de France
    • 1 étape de ma Bucket List rayée

Mon itinéraire :

Première journée : de Lille à Saint-Malo (571km)

Je pars dans la matinée de chez moi, sans savoir où sera ma première destination. C’est en route que je décide ou m’arrêter pour commencer mon voyage et ce n’est qu’en fin de journée que j’arrive à Saint-Malo, première étape de ce voyage en Bretagne, que je voulais faire depuis longtemps, si je ne me trompe pas, la dernière fois que je suis venue en Bretagne était il y a plus de 20 ans. J’arrive vers 17h30 à Saint-Malo, un rapide check-in et je pars me balader sur la digue le long de la plage du Sillon  pour une belle vue au loin sur les remparts et le coucher du soleil. 

En soirée, je dîne dans un restaurant en face de chez moi, Le Sillon, c’était plutôt bien, des Saint-Jacques et une crêpe en dessert, un dîner typiquement bretons pour commencer le voyage.

Deuxième journée : Saint-Malo (16km)

Avant de commencer ma balade à Saint-Malo, petit détour à décathlon, partir à la dernière minute, c’est faire ses bagages à la va-vite et j’ai comme d’habitude oublié quelques trucs, comme des chaussures, je suis partie avec uniquement celle que j’avais aux pieds, soit des bottines à talons, cela n’est pas très pratique pour voyager, d’où le petit détour à décathlon pour des baskets ou chaussure de rando.

Ce n’est donc qu’en fin de matinée que je quitte mon hôtel pour aller visiter la ville, il me faut 20-25 minutes de marche le long de la plage du Sillon afin de rejoindre le Saint-Malo Intra-Muros. L’histoire de cette cité corsaire remonte au 6e siècle avec la cité d’Aleth, mais c’est surtout à partir du XIIe siècle que la cité se développe et devient une place très convoitée, en raison de sa position géographique par les ducs de Bretagne et le Royaume de France. C’est à la fin du XVI siècle que la ville est finalement rattachée au royaume de France. Au XVIIe siècle, la cité abrite de nombreux corsaires, des « pirates », mandatés par le roi et donc non considérés comme tels. C’est l’âge d’or de la cité.

Pendant la 2de guerre mondiale, une partie de la ville intra-muros a été détruite par des bombardements, heureusement la reconstruction s’est faite à l’identique avec le granit de Chaussey et c’est donc au milieu de ses ruelles, ses façades de granit que je me balade à la mi-journée.

En début d’après-midi, je me rends sur les remparts qui datent du XIIe siècle, contrairement à la ville, ils ont été très peu touchés par les bombes et sont donc d’origine, c’est une agréable balade, il fait un temps magnifique et les vues sur la plage Bon secours, la ville, la mer et les îles sont spectaculaires. 

À la mi-journée, je vais prendre un déjeuner très tardif, j’avais repéré une crêperie/salon de thé, mais il n’y avait plus de place et il ne prenait pas de réservation à l’heure du déjeuner. Ils m’ont conseillé de revenir vers 15h. Je suis revenue vers 15h15 et même là, il m’a fallu patienter quand même 30 minutes, mais ils m’ont fourni une couverture et les crêpes étaient délicieuses, Bergamote est une très bonne adresse. 

Après ces délicieuses crêpes, je retourne sur les remparts pour continuer ma visite, une très belle balade à ne pas louper. Finalement, la fin de la journée approche et je décide de retourner sur les remparts du côté de la plage Bon secours afin d’admirer le coucher du soleil.

Petite déception, j’aurais aimé aller visiter les îles face à Saint-Malo, mais elles sont accessibles uniquement à marée basse et la marée était haute en milieu d’après-midi, pas de chance!!!

Troisième journée : de Saint-Malo à Dinan (46km)

En matinée, visite de Saint-Servan, juste au sud de Saint-Malo, le long de la Rance. C’est ici que se trouve la cité d’Aleth, lieu d’origine de Saint-Malo, on y trouve un parc avec d’agréables sentiers et depuis la corniche d’Aleth, on a de belles de vues sur Saint-Malo et le bassin de la Rance. On peut aussi y voir la tour Solidor, une tour qui date de 1382 et qui fut autrefois une prison. 

Je prends ensuite la voiture pour explorer la rive est de la Rance. Un arrêt photo rapide à Quelmer pour une belle vue sur la Rance suivi d’une visite du beau village de pêcheurs de Saint-Suliac. Je déjeune à la crêperie Au Galichon, une très bonne adresse avant de me balader dans le village, une belle église du 13e siècle, des ruelles étroites et sinueuses, des maisons anciennes en granit et de belles vues sur la Rance sont au programme de ce village.

Je me rends ensuite du côté du Mont Garrot pour une vue panoramique sur la Rance et Saint Suliac et entre les arbres sur le pont suspendu Saint-Hubert. En milieu d’après-midi, je fais un petit arrêt à la cale de Mordreuc, un beau site qui mérite un arrêt photo et j’arrive vers 16h au port de Dinan, en contrebas de la ville. C’est l’un des quartiers les plus animés de la ville, j’y fais une balade le long de belles maisons anciennes sur les quais qui bordent la Rance. On y trouve aussi le pont Gothique, la réplique d’un pont du 10e siècle dynamité en 1944.

Finalement, en fin de journée je rejoins mon logement pour la nuit dans la vieille ville de Dinan, j’ai le temps de me balader pendant environ une heure avant qu’il fasse noir et d’admirer de très belles maisons en bois datant du Moyen Âge.

Quatrième journée : de Dinan à Dinard (47km)

En matinée, je parcours de nouveau les rues de Dinan, je n’avais pas eu assez de temps la veille avant le coucher du soleil. J’ai beaucoup aimé son centre historique médiéval et depuis le jardin anglais on a de belles vues sur la Rance, les remparts et le port. Malheureusement, des éboulements au niveau des remparts ne m’ont pas permis de les explorer, mais j’ai quand même pu voir l’une des belles portes de la ville, la porte Jerzual et surtout la belle rue du même nom, pavée et en pente, bordée d’échoppes, elle était au Moyen Âge la voie d’accès principale au port.

En fin de matinée, je quitte la ville et avant d’emprunter la rive ouest de la Rance, je fais un petit détour à l’abbaye de Léhon, c’est une visite restreinte, elle n’est pas ouverte à cette époque de l’année, je peux voir l’église et un petit jardin dans le cloitre, le reste sera des vues de l’extérieur.

Je prends ensuite la route vers Dinard, avec deux petits arrêts en route, la Landriais pour une belle vue sur la Rance et juste à côté du barrage de la Rance. Finalement, j’arrive en début d’après-midi à Dinard, je déjeune rapidement et je pars me balader le long de la mer sur le chemin de ronde du moulinet et de la Malouine qui fait partie du chemin des douaniers. On y a de magnifiques vues sur les somptueuses villas qui bordent la côte, sur Saint-Malo de l’autre côté de la Rance et sur la mer. Dinard était au XIXe siècle l’une des plus chic stations balnéaires de la côte d’émeraude et elle n’a rien perdu de son faste. La balade est très agréable et après quelques kilomètres, j’aurais bien continué encore un peu, mais il commençait à se faire tard, j’ai donc du rebrousser chemin. 

Je reprends alors la voiture pour rejoindre la Pointe du décollé, dernier arrêt de la journée, je pensais y regarder le coucher du soleil, mais la pluie est venue troubler la fête, et la vue splendide est également gâchée!!! Je reviens donc un peu sur mes pas afin de rejoindre mon hôtel à Dinard.

Cinquième journée : de Dinard à Saint-Quay-Portrieux (50km)

La journée n’est pas terrible aujourd’hui, le temps n’est pas bon du tout, il pleut beaucoup et ça compromet beaucoup mes plans de la journée, les photos ne sont pas géniales et les balades sont courtes. Avec le temps qu’il fait, j’ai pris mon temps et ce n’est donc que vers 11h que je quitte l’hôtel, mon premier arrêt de la journée est pour Saint-Jacut-de-la-Mer et une belle vue sur l’île Ébihens. Vers midi, je rejoins les abords de Saint-Cast Le Guildo, je m’arrête d’abord à la pointe de la Garde, on y trouve d’abord une petite chapelle Notre-Dame de la Garde et surtout une belle vue surplombant la plage de Pen Guen et la Grande Plage de Saint-Cast Le Guildo. Je roule quelques minutes de plus pour arriver sur la digue de Saint-Cast Le Guildo pour déjeuner, avant de me balader sur la digue, une balade écourtée par la pluie.

En début d’après-midi, je rejoins le Cap Fréhel, je décide de braver la pluie, il parait que le site est vraiment très intéressant et les vues exceptionnelles. Il fait partie du réseau « Grands sites de France ». Ce jour-là, la vue est très restreinte, mais je peux quand même admirer le phare, une tour en granit construite en 1702 et me balader pour admirer la côte déchiquetée.

En quittant le cap Fréhel, je fais deux arrêts rapides, le premier pour Pléhérel plage pour une rapide photo de la plage avec au loin, à peine visible le cap Fréhel et le deuxième pour la plage en arc de cercle de Sables d’or Les Pins.

Finalement, en milieu d’après-midi, je m’arrête au Cap d’Erquy qui fait partie de l’ensemble du Grand Site Cap d’Erquy – Cap Fréhel. Il ne pleut pas quand j’y arrive, j’ai donc le temps de faire une petite balade sur les hauteurs du cap, c’est une petite accalmie dans cette journée, vraiment affreuse. 

Il me reste ensuite 1h de route afin de rejoindre Saint-Quay-Portrieux, ma destination pour la nuit. Le soir délicieux dîner au restaurant Le Catamaran au port de Saint-Quay-Portrieux.

Sixième journée : de Saint-Quay-Portrieux à Perros Guirec (207km)

J’avais dans l’idée d’aller sur l’île de Bréhat, mais avec le temps capricieux, je n’avais vraiment pas envie de me retrouver sous la pluie toute la journée, sachant que je ne peux pas me mettre à l’abri dans la voiture, vu que c’est une île sans voiture. Donc comme la veille, je suis passée de point de vue en point vue, mais cette fois, le temps est un peu meilleur, j’ai donc pu faire quelques balades.

Pour guider mon itinéraire, j’ai décidé de suivre la route des falaises, un itinéraire le long des falaises de Tréveneuc, près de Saint-Quay-Portrieux à Paimpol. Ce circuit de 48km existant depuis longtemps est balisé depuis 2019. Le circuit m’emmène de point de vue en point de vue, il y a aussi normalement des activités ludiques et de plein air organisé le long du parcours, mais en hiver hors vacances scolaires, c’est bien calme. Concernant la signalisation, j’ai trouvé qu’elle manquait un peu de clarté, il n’y a pas toujours des directions, je suis donc parfois revenu sur mes pas, mais l’itinéraire fait passer par les plus beaux points de vue de la côte du Goëlo, j’ai ainsi pu découvrir la plage due Port Goret, la pointe de Berjul, la pointe de Minard et la pointe de Bilfot. C’est d’ailleurs là que j’ai pu discuter quelques minutes avec un pêcheur amateur de Saint-Jacques. Je n’y connais rien et c’était intéressant de discuter avec lui, je ne savais pas qu’il y avait autant de réglementation sur les quantités et les heures autorisées.

Finalement, vers 14h30 j’arrive à Paimpol pour un déjeuner tardif puis je reprends la route pour un dernier arrêt, une balade sur le Sillon de Talbert. C’est un cordon de sable et de galets qui s’avance de 3,2km dans la mer. Il agit comme un brise-lame et protège la presqu’île sauvage et l’île de Bréhat. Je n’ai pas pu le parcourir en entier, d’abord l’après-midi était déjà bien avancée, de plus il ne faut pas s’aventurer sur le Sillon lors de la marée montante, ce qui était le cas lors de mon arrivée sur place. J’ai quand même pu m’y balader une petite heure. Ensuite, direction Perros Guirec, ma destination pour la nuit.

Septième journée : de Perros Guirec à Roscoff (100km)

Ce matin, le temps est meilleur, il y a même du soleil, c’est donc le moment idéal pour aller explorer la côte de Granit Rose, une bande de côtes de 10km entre Perros Guirec et Trébeurden. Son nom lui vient des nombreux rochers de granit à la teinte rosée qui la compose, c’est une curiosité géologique exceptionnelle, il n’existe que 2 autres endroits similaires avec cette teinte rosée dans le monde : en Corse et en Chine. 

En me rendant vers un parking pour explorer la lande de Ploumanac’h, je suis tombée sur un point de vue, c’est donc tout naturellement que je me suis arrêtée pour une vue sur la lande au loin 7 îles. Quelques minutes plus tard, je me gare sur l’un des parkings de la lande et je pars me balader au milieu de ses rochers. Une boucle facile d’environ 5km permet de découvrit la côte, elle emprunte en partie le chemin des douaniers et passe devant le phare de Mean Ruz, pierre rouge en breton et véritable symbole de la côte de Granit Rose. Avec les photos et les différents arrêts, il me faut 2h pour parcourir ce sublime sentier.

Je reprends ensuite la voiture pour un court trajet vers Trégastel et l’île Renote qui n’en est pas vraiment une puisqu’elle est reliée au continent par un isthme sablonneux. Une courte balade de 2km en fait le tour, parfait pour encore apprécier ces rochers roses et pour une vue au loin sur Ploumanac’h, le phare Mean Ruz et la belle baie Saint-Anne.

Je prends ensuite la direction d’île Grande, un peu plus à l’ouest, mais le retour de la pluie et du vent ne m’a pas permis de vraiment la découvrir et j’ai donc repris la route afin de rejoindre en milieu d’après-midi mon dernier arrêt sur la côte de Granit Rose, la pointe de Bihit, on y trouve une vue panoramique sur les environs.

Et voilà, je reprends une nouvelle fois la route afin de rejoindre Roscoff, je fais encore quelques arrêts photos dans des endroits où j’ai oublié le nom et c’est vers 17h30 que j’arrive à Roscoff. 

Le soleil est de retour et j’ai la chance de pouvoir assister à un très beau coucher de soleil sur la ville. Par contre, il fait un froid glaçant, le vent s’est levé et les vagues claquent contre la digue.

Huitième journée : de Roscoff à Pointe Saint-Mathieu (204)

Une très belle journée qui commence sous un soleil éclatant, c’est parfait pour découvrir le nord du Finistère, sa côte des légendes et les abers, des sortes de « fjords bretons », en fait ce sont des vallées de fleuves envahies par la mer.

Ma journée commence par quelques balades sur 4 plages : d’abord, la plage des Amiets, une longue plage parsemée de rochers entre dunes et mer. Vient ensuite la plage de Lividic, une belle plage de sable blanc sauvage et très agréable pour une balade. Juste à côté, on trouve la plage de Brignonan, plus urbaine, néanmoins non dénuée de charme avec ses bateaux échoué sur le sable à marée basse. Et finalement, la quatrième plage où se trouve le charmant phare de Pontusval perché au milieu des rochers en granit au bord d’une belle plage de sable blanc.

En début d’après-midi, je rejoins le hameau de Meneham, un village de pêcheurs de goémon du XVIIe et XVIIIe siècle qui a été réhabilité et qui abrite maintenant une auberge, un gîte et des artisans. L’endroit est réputé pour son corps de garde construit en 1685 entre d’énormes rochers.

Je reprends ensuite la voiture afin de rejoindre le phare de l’île vierge, enfin l’observer de loin puisqu’il faut prendre un bateau pour le visiter, ce que je n’ai pas fait. Je l’ai par contre observé sous deux points de vue différents. D’abord, depuis Porz Grac’h près du camping, c’est la vue la plus proche du phare et ensuite depuis le point de vue classique, mais cette fois il est beaucoup plus loin. C’est le phare le plus haut d’Europe avec ses 82,50m.

Je prends ensuite la direction des dunes de Sainte-Marguerite, en chemin je fais un petit arrêt photo pour un point de vue sur l’Aber Wrac’h et j’arrive vers 16h30 aux dunes pour une petite balade. Petit arrêt photo également aux dunes de Corn Ar Gazel pour une belle vue sur les dunes Sainte-Marguerite au loin et l’Aber Benoit. J’arrive ensuite à Portsall, port tristement célèbre pour le naufrage de l’Amoco Cadiz en 1978. C’est au large de celui-ci que l’Amoco Cadiz s’est échoué. Ce petit port tout mignon est situé dans une anse fermée.

J’emprunte ensuite la route touristique qui longe la côte et traverse quelques petites stations balnéaires, au loin une balise est frappée par les vagues. 

Il commence à se faire tard, le soleil se couche bientôt et je quitte donc la route touristique afin de rejoindre Pointe St-Mathieu avant le coucher du soleil. J’arrive juste à temps pour prendre quelques photos le long de la côte et voilà, la journée se termine ici.

En novembre 2022, je suis retourné en Bretagne lors d’un stage photo et j’ai pu découvrir un peu plus en détail la côte dans les environs de la pointe Saint-Mathieu avec entre autres les phares du Petit Minou et de Kermorvan.

Neuvième journée : De Pointe Saint Mathieu à Douarnenez (218km)

Petit retour en arrière, n’ayant pas eu le temps de m’y arrêter la veille, je retourne un peu sur mes pas afin de rejoindre la pointe de Corsen, c’est le point le plus à l’ouest de la France continentale, on y a une belle vue sur les îles en face, Molène et Ouessant. Ma visite du nord de la Bretagne s’arrête ici, je contourne Brest et je me dirige vers le sud de la Bretagne pour un périple un peu plus court, seulement 4 jours. 

Ma première destination est pour la presqu’île de Crozon que je rejoins en fin de matinée. Je vais y passer la journée à découvrir ses beautés : ses falaises frappées par les vagues, des plages de rêves… N’ayant pas le temps de toit visiter, j’ai décidé de faire le tour par la côte de cette presqu’île en forme de croix.

Mon premier arrêt de la journée est pour la pointe des Espagnols au nord. On y trouve un fort construit en 1594 par, tenez-vous bien des Espagnols!!! Mais son intérêt principal est pour son panorama sur le goulet et la rade de Brest. Je passe ensuite rapidement à Camaret-sur-Mer où j’aperçois au loin la tour Vauban (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO) et la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, avant de rejoindre la pointe du Toulinguet où se trouve un sémaphore de la marine nationale, l’intérêt de cette pointe est d’avoir une belle vue sur la pointe de Pen-Hir, mon arrêt suivant.

La pointe de Pen-Hir avance dans l’océan du haut de ses falaises battues par les vagues, comme un sentiment de « bout du monde ». Le panorama est à couper le souffle et la promenade qui longe la pointe très agréable d’autant plus que le soleil était de la partie ce jour-là.

Je me rends ensuite à la pointe de Dinan, elle s’avance moins dans la mer que les autres pointes, néanmoins elle est tout aussi charmante que les autres avec en autre « le château de Dinan », une gigantesque masse rocheuse reliée à la pointe par une arche. 

Je fais encore deux arrêts sur la presqu’île de Crozon d’abord à St-Hernot afin de rejoindre après une marche d’environ 15 minutes un point de vue sur la côte et sur l’île Vierge au loin. Finalement, je termine mon tour de l’île de Crozon par un rapide passage au cap de la chèvre, ce n’est pas le lieu le plus exceptionnel de la presqu’île, mais on y a quand même un beau panorama sur la baie de Douarnenez à l’est, le Cap Sizun au sud et la pointe de Pen-Hir au nord.

Il ne me reste plus qu’à prendre la route pour rejoindre Douarnenez, mon étape pour la nuit.

Dixième journée de Douarnenez à Concarneau (130km)

Pour cette dixième journée de roadtrip je pars explorer le nord du Cap Sizun de Douarnenez à la pointe du Raz. Découvrir le sud de la Bretagne en 4 jours, c’est un peu court, j’ai donc du faire des impasses et cela commence ce jour-là, je n’ai eu le temps de visiter que la côte nord du Cap Sizun. Mon premier arrêt de la journée est pour le phare du Millier et le moulin de Keriolet. Le phare est très discret, il est intégré à une maison qui parait bien isolée au milieu de la lande. Le panorama sur la côte y est superbe. En ce qui concerne le moulin, rénové en 2008 il est remis en fonction et produit de la farine de Sarrazin, il est malheureusement fermé ce jour-là et je ne peux donc pas le visiter. Je passe ensuite rapidement à la pointe de Kastel Koz avant de me rendre à la réserve de Cap Sizun à la pointe de Castel-ar-Roc’h, à cette époque de l’année il n’y a malheureusement pas d’oiseaux, ils sont présents sur le site de mars à juillet, voir août, mais le site est quand même propice à une agréable balade au milieu des falaises et de la lande, j’y ai même croisé quelques moutons.

J’arrive ensuite en début d’après-midi à la pointe de Brezellec, on peut, parait-il, y voir au loin la pointe St-Mathieu, malheureusement ce jour-là le temps est couvert, mais j’y découvre quand même la très belle vue sur la côte escarpée. 

Je suis presque au bout de mon périple et j’arrive au Grand Site de France Pointe du Raz en Cap Sizun qui comprend en autre la pointe du Raz, la baie des Trépassés et la pointe du Van, c’est d’ailleurs ici que je m’arrête en premier. La pointe du Van considérée comme la petite sœur de la pointe du Raz, elle n’en est pas moins impressionnante, sauvage, elle offre un panorama superbe sur les pointes de la côte nord du Cap Sizun.

Finalement, en milieu d’après-midi je rejoins la pointe du Raz, on sent que l’endroit est plus touristique et emblématique de la Bretagne, il y a un parking payant. Du parking, il faut compter environ 15 minutes de marche afin de rejoindre le sémaphore et la statue de Notre-Dame-des-Naufragés. Cette pointe, sûrement l’une des plus célèbres de Bretagne est spectaculaire, avec dans son alignement des îlots rocheux, sur l’un d’entre eux se trouve le phare de la Vieille et au loin l’île de Sein séparé de la pointe par le Raz de Sein dans lequel on trouve de forts courants. Réputé pour être dangereux, il n’est plus permis pour des raisons de sécurité et de pollution au gros navire de l’emprunter.

En fin d’après-midi, je reprends la route afin de rejoindre Concarneau pour la nuit.

Onzième journée de Concarneau à Carnac (135km)

En matinée, visite et balade dans la ville de Concarneau, enfin surtout de sa ville close qui occupe un îlot entouré de rempart datant du XVIe et XVIIe siècle. C’est bien calme en ce lundi matin de début mars, tous les magasins ne sont pas ouverts, mais c’est très agréable de se promener dans les ruelles d’un autre temps sous le beau soleil.

Dans l’après-midi, je reprends la route en longeant la côte vers l’est, je m’arrête à plusieurs pointes, d’abord celle du Cabellou pour une belle vue sur Concarneau  puis la pointe de la Jument et un peu plus loin la pointe de Trévignon pour de belles vues de la baie de la forêt et au loin sur les Glénan.

Puis en milieu d’après-midi, je rejoins Port Manec’h où l’on trouve une jolie plage au bord de l’estuaire de l’Aven et du Belon avec ses belles cabines d’une autre époque. Après un petit détour pour passer de l’autre côté de l’estuaire, je retrouve la côte que je continue d’explorer, il y a un peu plus de monde par ici, il fait un temps superbe et les gens en profitent pour se balader le long de la plage. La journée touche à sa fin, je décide de prendre la route pour Carnac, mais avant de rejoindre mon hôtel pour la nuit, je m’arrête quelques minutes au Pont-Lorois pour de belles vues sur la rivière Étel.

Et finalement, j’arrive à Carnac, où je dîne dans le très bon restaurant de mon hôtel, un délice.

Douzième journée de Carnac à Arzon (108km)

Et voilà, mon roadtrip en Bretagne touche à sa fin, il me reste une journée entière et le lendemain je reprendrai la route vers chez moi. Je passe la matinée aux alignements de Carnac, c’est assez impressionnant. L’avantage de les visiter en hiver c’est que certains secteurs des alignements sont en libre accès alors qu’en été il faut obligatoirement passer par une visite guidée. Avant de partir en visite, je prends quelques renseignements à la maison des mégalithes, une petite vidéo informative permet d’en savoir un peu plus. Cet étrange alignement a été érigé entre 4500 et 3500 ans av. J.-C. lors du Néolithique et malgré de nombreuse recherche, on ne sait toujours pas pourquoi ces alignements ont été édifiés, les scientifiques en débattent encore. Tous les sites ne sont pas en libre accès, ainsi je fais le tour par l’extérieur du site de Mènes face à la maison des mégalithes, mais j’explore par contre de l’intérieur l’alignement de Kermario l’un des plus impressionnants avec ses 1029 menhirs en 10 lignes parallèles sur 100m de large et 1120m de long. 

L’après-midi je me rends du côté du golfe du Morbihan, mais c’est une visite très sommaire, juste une petite balade et quelques points de vue. Pour mieux le découvrir, il faut se rendre sur les îles, ce que je n’ai pas le temps de faire. Finalement, je me rends à Arzon pour la nuit, au sud-est du golfe.

Treizième journée : d’Arzon à Lille (762km)

Et voilà, il est temps de quitter la Bretagne, mais avant de prendre la route retour vers la maison, je fais deux petits arrêts photo, le premier du golfe du Morbihan et le deuxième sur la côte.

Pour plus de photos de la Bretagne du nord, c’est ici et pour la Bretagne du sud, ici.

Retour sur 2022

Retour sur 2022

Et voilà, après deux années plutôt calmes en voyage l’année 2022 a été celle du retour sur les routes, où même dans les airs. En 2022, c’est l’Afrique et l’Europe qui ont été mises à l’honneur avec des voyages en Tanzanie, en Angleterre, en Grèce et en France. Je suis même allée deux fois en Bretagne, moi qui n’y avais plus mis les pieds depuis une vingtaine d’années, j’ai été charmée par cette région. 

2023 n’en est qu’à ces débuts et déjà deux voyages sont au programme, fin janvier début février je partirai en Norvège pour en autre espérer voir des aurores boréales et en avril je pars un petit deux semaines en Afrique du Sud pour un mariage. Ce sera un voyage en famille avec mon père, une de mes sœurs et ses enfants, très différent de mes voyages habituels, mais j’ai hâte d’y être!!!

Pour le reste de l’année, pour l’instant, rien de prévu, mais j’ai toujours beaucoup d’idée, certaines se concrétiseront peut-être. Je vous souhaite une excellente année 2023, que tous vos rêves deviennent réalité et je vous laisse avec cette petite citation de Confucius : “Où que vous alliez, allez-y avec tout votre cœur.”

6 jours dans le Val de Loire

6 jours dans le Val de Loire

Cela faisait longtemps que je voulais visiter les Châteaux de la Loire, c’est donc tout naturellement que lors de mon retour en France après mes 10 années à vivre au Canada j’ai prévu de passer quelques jours dans cette région de France. J’avais à la base prévu de faire ce voyage début avril 2020, mais la pandémie en a décidé autrement et le voyage a été reporté de quelques semaines pour se faire mi-juin. 

C’était aussi l’occasion de tester un premier voyage en véhicule électrique, en revenant en France il me fallait une voiture et j’ai jeté mon dévolu sur une voiture électrique et autant pour les trajets au quotidien ce n’est pas un problème, mais lors d’un voyage je ne savais pas trop à quoi m’attendre, d’où le test!!!

D’abord ce n’est que de la route, je pars en début d’après-midi de chez moi, je fais un petit arrêt un peu avant Paris pour recharger et je file ensuite vers Orléans où j’ai choisi un hôtel avec une borne de recharge, ce qui me permettra de repartir à 100% le lendemain.

Quelques chiffres : 

    • 7 jours (trajet compris depuis Lille) en juin 2020
    • 1459 km (trajet compris depuis Lille)
    • Des visites dans 4 départements : Cher-et-Loire, Indre, Indre-et-Loire et Maine-et-Loire
    • 13 châteaux visités, 2 cités royales et une abbaye
    • 1 site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (en fait presque tous les monuments visités sont sous la dénomination Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire)
    • 1 étape de ma Bucket List rayée
    • 2500 photos

Mon itinéraire :

Premier Jour : d’Orléans à Chouzy-sur-Cisse (125km)

Je commence ma visite des châteaux de la Loire par le plus célèbre des châteaux de la Loire, le château de Chambord, véritable merveille de l’architecture de la Renaissance. C’est comme un retour en arrière, je me rappelle avoir fait un exposé sur ce château en primaire et des images me reviennent lors de cette visite. 

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le château de Chambord ne devait être en 1519, qu’un relais de chasse, finalement le projet à pris de l’ampleur, beaucoup d’ampleur pour devenir 30 ans plus tard le château royal avec ses 426 pièces, ses 82 escaliers, ses 282 cheminées… La pièce maitresse du château est son escalier à double hélice au centre du château, inspiré des travaux de Leonard de Vinci, il permet de rejoindre les étages par deux rampes qui ne se croisent jamais, c’est parfait en tant de pandémie, un côté pour monter, un autre pour descendre.

Sur les terrasses, on a une vue superbe sur les jardins à la française et le parc du château, plus grand parc clos d’Europe avec un mur d’enceinte de 32km.

Parking : 6 €
Entrée : 14,5 €
Histopad (un audioguide avec tablette) : 6,5 €

Dans l’après-midi, je pars visiter le château de Cheverny, d’architecture classique il inspira Hergé afin de dessiner le château de Moulinsart dans les aventures de Tintin. Il appartient à la même famille depuis plus de 4 siècles et c’est le plus grand des châteaux privés du Val de Loire. L’intérieur du château et richement décoré avec des tapisseries et des meubles somptueux. Son jardin est également très agréable pour une balade, je prends un déjeuner très tardif dans l’orangerie. Pour la petite histoire, c’est ici que La Joconde a été cachée lors de la Seconde Guerre mondiale. Je termine ma visite par une exposition sur Tintin. 

Entrée : 17 €

En fin de journée, je rejoins mon hôtel près de Blois. Je passe la soirée à Blois, une ville très agréable pour y passer la soirée et voir le coucher du soleil sur les bords de la Loire. Un coucher du soleil très nuageux, mais avec quand même de légères petites couleurs.

Deuxième jour : de Chouzy-sur-Cisse à Chenonceaux (146km)

Petit raté ce matin-là, j’ai visité les châteaux de la Loire un mois après la fin du confinement et ils n’étaient pas encore tous ouvert au public ou avec des horaires restreints et j’avais mal lu les horaires du château de Blois qui rouvrait en horaire normal que le lendemain. Ce dimanche-là, il était encore fermé le matin. Ne voulant pas attendre quelques heures, j’ai décidé de reporter la visite à plus tard dans mon séjour et je suis donc parti de Blois pour visiter des châteaux un peu moins connus. 

Tout d’abord le château de Valençay. Ce château construit sur plusieurs siècles, mêle différents styles architecturaux sans pour autant que l’harmonie en soit dénaturée. Les pièces sont meublées comme au XIXe siècle lorsqu’il était propriété du Prince de Talleyrand diplomate sous Napoléon. Nombre de diplomate et dignitaire de l’époque furent reçus dans ses salons, c’était l’heure de gloire du château.

Entrée : 14 €

En début d’après-midi, je rejoins le château Montrésor, un élégant petit château datant de la renaissance et qui surplombe le très beau village du même nom, il a été classé 2e village préféré des Français en 2015. En plus du château on peut également voir des vestiges de la forteresse moyenâgeuse qui se trouvait au même endroit. Le château est meublé dans un style Second Empire et il ne faut pas louper le super escalier en colimaçon en acajou massif de Cuba.

Hasard des visites, quand je suis arrivée au château, il y avait de nombreuses voitures anciennes stationnées en contrebas des murailles du Moyen Âge.

Entrée : tarif plein 9 €, j’ai payé 8 € puisque j’ai visité Valençay.

Je me dirige ensuite vers le château de Montpoupon, d’abord château du Moyen Âge il a été transformé au XVe siècle en demeure de la Renaissance puis moderniser dans les années 20 par la famille actuellement propriétaire du château. Dans les bâtiments attenants, on peut visiter le musée du veneur, pour apprendre plus sur la chasse à courre et les communs qui permettent de découvrir comment on vivait dans un château il y a un siècle.

Entrée : 9 € au lieu de 10 € avec la visite du château Montrésor ou Valençay

En fin de journée, je rejoins le village de Chenonceaux, j’ai réservé à la belle auberge du bon Laboureur où je peux recharger ma voiture et où je profite d’un délicieux diner gastronomique avant de filer voir le coucher du soleil, encore une fois un peu terne, sur les bords du Cher et avec le château de Chenonceau en toile de fond. 

Troisième jour : de Chenonceaux à Amboise  (67km)

Ce matin, visite d’un des plus beaux châteaux du Val de Loir : Chenonceau. Également nommé château des Dames puisqu’il a principalement était bâti, restauré, magnifié par des femmes. À cheval sur le Cher, ce château est somptueux et grâce au Covid j’ai eu la chance de le visiter avec très peu de touriste ce qui m’a permis par exemple de profiter de sa galerie toute seule, ce qui ne doit pas arriver très souvent. Mais visiter en tant de Covid n’a pas que des avantages, j’aurais aimé pouvoir faire un tour en barque sur le Cher et voir le château d’un autre point de vue, mais l’activité n’avait pas redémarré au moment de mon passage. 

Son histoire récente est également fascinante, il servit d’hôpital lors de la Première Guerre mondiale, on peut d’ailleurs en voir une reconstitution dans le Bâtiment des Dômes. Et lors de la Seconde Guerre mondiale, le Cher séparait la zone libre et la zone occupée, le château a permis de faire passer de nombreuses personnes en zone libre.

Entrée : 15 €

Dans l’après-midi, direction la Cité royale de Loches, elle regroupe en autre dans son enceinte un donjon datant du XIe siècle et le logis royal datant du XIVe siècle. On en apprend beaucoup sur l’histoire de France, en autre Jeanne d’Arc qui vint à Loches, après sa victoire à Orléans, pour convaincre Charles VII de se faire sacrer Roi de France à Reims.

La visite a été un peu compliquée, il a fallu jongler avec la pluie, mais finalement le soleil est revenu en fin de journée. Depuis la terrasse, on y a une superbe vue sur la ville et la vallée de l’Indre.

Entrée : 8,5 € au lieu de 10,5 € avec la visite du château Montrésor ou Valençay ou bien encore Montpoupon

Je prends ensuite la direction d’Amboise, où je passe la nuit.

Quatrième jour : d’Amboise à La Chapelle-aux-Naux (75km)

À Amboise, je suis intéressée par la visite de deux châteaux, je commence par le Clos-Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci. “Tu seras libre, ici, de rêver, de penser et de travailler”, c’est par cette phrase que François 1er aurait fait venir Léonard de Vinci en 1516. Dans ce beau château renaissance plane encore le fantôme de ce génie. En plus du château, on peut voir de nombreuses maquettes de ses inventions, c’est fascinant de voir à quel point cet homme pouvait être en avance sur son temps. J’ai particulièrement aimé la visite de ce château.

Entrée : 17 €

En fin de matinée, je me dirige vers le château royal d’Amboise, il a fière allure sur éperon rocheux. D’abord forteresse médiévale, le château fut transformé en palais gothique en 1492 par Charles VIII puis une aile renaissance lui est ajouté par Louis XII et François 1er. 

Depuis la terrasse, les jardins et le promenoir des gardes, on a une superbe vue sur Amboise, la vallée et la Loire. Le château a une architecture impressionnante et il ne faut pas louper la tour cavalière qui permettait de rejoindre directement la terrasse depuis la ville. La sortie se fait par la tour Heurtault, la deuxième tour cavalière du château. 

Entrée : 13,10 €

Dans l’après-midi, direction le château de Villandry, réputé pour ses somptueux jardins. Mais il ne faut pas négliger son château, c’est le plus récent des grands châteaux de la Loire, comme nombre d’entre eux il est construit autour d’un château préexistant. Ici, il ne reste que le donjon, autour duquel a été construit un château d’inspiration renaissance italienne plus moderne. De nombreux propriétaires au fil des siècles vont le modifier avant qu’il soit acquis en 1906 par Joachim Carvallo qui va se consacrer entièrement à la restauration du château et à redonner au jardin le style renaissance.Classée depuis 1936, ses jardins on fait la renommée de Villandry , ils sont somptueux et on pourrait passer des heures à les admirer et à déambuler au milieu des plantes, fleurs, potagers, buis et tilleuls.

Entrée : 12 €

En fin d’après-midi je visite rapidement le château de Langeais, contrairement aux autres châteaux que j’ai visités celui-ci est une forteresse qui devait barrer les invasions venant de Bretagne. Petite anecdote de l’histoire : c’est dans ce même château que fut célébré le mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne qui marqua le rattachement de la Bretagne au royaume de France. Le château est très bien conservé et meublé dans un style XIVe siècle.

Entrée : 9,8 €

Finalement, je rejoins ensuite mon logement pour la nuit, un logement atypique puisque je vais dormir dans une cabane dans les arbres. 

Cinquième jour : de La Chapelle-aux-Naux à Blois (223km)

Ce matin, j’ai le droit au petit-déjeuner livré dans la chambre, j’ai juste à le remonter grâce à une poulie, c’est assez original. Il a beaucoup plu pendant la nuit, mais heureusement pas au moment du petit-déjeuner, ça aurait été dommage de ne pas profiter de la terrasse.

Aujourd’hui je visite le très beau château d’Azay-le-Rideau. Construit sur une île, il semble flotter au-dessus de l’Indre. Ce n’est pas un château royal, pourtant ses tours rondes et sa situation sur une île lui donnent un air de château de conte de fées. J’ai particulièrement aimé ce château surtout qu’il est très photogénique, par contre il a fallu jongler avec la pluie pour prendre des photos.

Entrée : 11,5 €

Vers midi, je rejoins la Forteresse royale de Chinon, bâtie sur un éperon rocheux elle domine la Vienne et la ville de Chinon. La forteresse date pour sa majeure partie du XIIe siècle, elle fut ensuite abandonnée par la cour au XVe siècle et finalement la forteresse a été démantelée au XVIIe siècle avant d’être sauvée par Prosper Mérimée au XIXe siècle. Et finalement dans les années 2000 une partie des logis royaux ont été reconstitués.

Entrée : 10,5 €

Finalement en milieu d’après-midi, je visite l’Abbaye royale de Fontevraud, l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe. Cette abbaye a traversé l’histoire de France, fondée en 1101, elle est protégée par les comtes d’Anjou puis par la dynastie des Plantagnêts, ainsi Alénior d’Aquitaine, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre y sont enterrés. L’Abbaye est ensuite dirigée par des abbesses venant de la famille des Bourbons jusqu’à la Révolution, de là sous Napoléon l’abbaye devient une prison pendant près de 160 ans. L’abbaye est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000 avec l’ensemble des sites culturels du Val de Loire. 

Entrée : 11 €

En fin de journée je reprends la route pour Blois où je vais pouvoir charger ma voiture pendant la nuit.

Sixième journée : de Blois à Lille (458km)

C’est ma dernière journée dans le Val de Loire, me voilà de retour pour visiter le château de Blois. Dans les années 60, c’était le château du Val de Loire le plus visité. Il a servi de résidence royale à sept rois et dix reines ce qui a grandement influencé son architecture, on retrouve ainsi quatre styles différents : le gothique, le gothique flamboyant, le style renaissance et enfin le style classique. Il est particulièrement connu pour son escalier à loggia souvent confondu avec celui de Chambord, datant de la même époque celui de Blois n’est qu’un « simple » escalier à vis. 

Entrée : 12 €

Dans le coin, je visite une chèvrerie (Bordas Moreau) que l’on m’avait conseillée par Instagram et c’est vrai que le fromage y est délicieux, j’ai pu également en profiter pour me balader un peu et voir les chèvres et la fabrication du fromage. 

Finalement, en fin de matinée, je rejoins  le Château de Chaumont-sur-Loire, connu pour son superbe Festival international des jardins qui a lieu chaque année depuis 25 ans du printemps à l’automne. C’est vraiment agréable de découvrir en se baladant ces nombreux jardins de style différents, on y voit également des oeuvres d’arts disséminés un peu partout dans le parc. J’ai uniquement profité des somptueux jardins, mais il est également possible de visiter le château datant du Moyen Âge et qui surplombe la Loire.

Entrée : 19 €
Parking : 1,20 €

Finalement en début d’Après-midi, je quitte la région pour rentrer chez moi, hasard des dates, à la radio je tombe sur une émission qui se trouve en direct du Château de Chaumont-sur-Loire, voilà pourquoi il y avait des banderoles RTL à plusieurs endroits du parc. Je fais un petit arrêt recharge au nord de Paris et en début de soirée, j’arrive chez moi.

En conclusion, je peux dire qu’il y avait des avantages et des inconvénients à visiter les châteaux de la Loire à cette période, l’avantage principal c’est le peu de monde, j’ai pu voir des endroits sans touristes alors que d’habitude, il y a un monde fou et j’ai pu trouver facilement des hébergements sans avoir réservé. Par contre, cela a posé quelques petits problèmes au niveau des activités, tout n’était pas encore rouvert. 

En ce qui concerne le voyage en voiture électrique, tous s’est très bien passés, j’ai trouvée facilement des hôtels avec borne de recharge et comme j’ai une bonne autonomie, je n’ai pas forcément besoin de charger tous les soirs, je valide donc le roadtrip en voiture électrique. 

Pour plus de photos, c’est ici.

Bienvenue en 2021, bilan 2020

Bienvenue en 2021, bilan 2020

Un bilan pas comme les autres, pour une année pas comme les autres. D’habitude, je fais une petite vidéo retour sur mes voyages, cette année, ce sera juste un bilan. Comment dire…l’année 2020 devait être particulière et à bien des égards, elle le fut, mais absolument pas comme je le pensais. 2020, ce fut l’année de mon retour en France, après 10 ans de vie à Montréal, j’avais de nombreux projets en tête et rien ne s’est passé comme prévu.

Janvier :

Dernier mois au Canada, j’ai finalisé le retour en France, la vente de la maison, les derniers documents administratifs… et j’ai profité des derniers jours pour voir mes amis là-bas.

Février :

Retour en France, réception de mon conteneur, et à la fin du mois j’ai passé quelques jours dans les Alpes avec ma soeur et ses enfants. J’ai au moins pu profiter un peu de la famille.

Mars-avril :

Comme tout le monde, je me suis confiné, mais pas chez moi, chez mon père. D’abord, pour ne pas que nous soyons tous les deux seuls et également parce que je n’étais pas encore vraiment bien installée, pas d’internet par exemple.
J’ai profité de ce temps libre pour avancer l’impression de mes albums photos-carnet de voyage, j’ai pu enfin terminer le tour du monde fait en 2015-2016. Je n’ai maintenant plus que 4 ans de retard!!!

Mai :

Fin du confinement et retour à la maison tranquille, j’ai continué à déballer les cartons, prévu quelques travaux, vu quelques amis et la famille…

Juin :

Une petite semaine de visite des châteaux de la Loire. Avec le retour en France, j’avais prévu de visiter la France, que je connais finalement très peu, et ce voyage était prévu pour début avril, il a été un peu décalé, mais ce fut très agréable et en plus il n’y avait pas grand monde et pouvoir par exemple visiter la salle de bal de Chenonceau sans personne, ça n’a pas de prix!!!

Juillet :

Un voyage dans le Sud de la France, un large sud fait sur 15 jours, j’ai surtout rendu visite à plusieurs personnes que je n’avais pas vues depuis très longtemps, tout en visitant quelques sites remarquables. Mon voyage m’a mené en Ardèche, en Provence, dans le Tarn, le long de la Méditerranée près de Perpignan, puis à Toulouse avant de terminer près de Montpellier. Un aperçu du grand sud , à venir approfondir…

Août-Septembre :

Des mois assez tranquille, j’ai profité de la Côte d’Opale et j’ai rangé la maison qui se préparait à de grands travaux à partir d’octobre.

Octobre :

Départ en Italie, ce voyage devait avoir lieu au mois de mai, il a finalement était décalé en octobre. Un voyage de la partie nord de l’Italie, avec la Vallée d’Aoste, les lacs, les dolomites et Venise. Un voyage fabuleux où comme pour les châteaux de la Loire s’est fait sans beaucoup de touristes, le rêve surtout à Venise. Quelques déconvenues, une tempête ne m’a pas permis de visiter tout ce que je voulais dans la région des lacs, à cause d’inondations. Et la neige dans les Dolomites ne m’a pas permis de randonner comme je le souhaitais. Mais ce n’est pas grave, on reviendra.

Novembre-décembre :

Deuxième confinent et début des travaux chez moi. Tout d’abord, démarrage en retard des travaux, l’entreprise de démolition a dû fermer pour cause de covid. Ce n’est donc qu’en novembre que les travaux ont commencé. J’avais prévu pendant les travaux d’être un peu à droite et à gauche, petit voyage, chez des amis, chez la famille… tout en restant proche de Lille pour surveiller les travaux. Mais encore une fois rien ne s’est passé comme prévu, j’ai donc passé mon confinement chez des amis où je me suis mise à la couture, j’étais vraiment fière de moi et en deux mois, j’ai fait des masques, des tours de cou, des petits paniers, des sacs à vrac, des cotons démaquillants, des doudous… et pour Noël j’ai cousu des pochettes cadeaux, beaucoup de boulot, mais quelle fierté!!!
Finalement, quelques jours avant Noël je suis rentrée chez moi, les travaux ne sont pas encore terminés, mais la maison est de nouveau vivable.
Comme beaucoup, j’ai eu le droit à un Noël pas comme les autres. J’ai une très grande famille et d’habitude nous nous retrouvons tous pour célébrer Noël, cette année c’est en plus petit comité, mais nous espérons nous voir tous ensemble à Pâques.

 

Comme vous avez pu le lire plus haut, rien ne s’est passé comme prévu. Je suis revenue en France pour être plus proche de la famille et des amis, et presque un an après mon retour il y a certaines personnes que je n’ai pas encore vues ou très peu vues.
Au niveau boulot c’est très chaotique, j’avais dans l’idée de créer mon agence de voyages sur mesure, mais l’idée est remisé à beaucoup plus tard, ce n’est vraiment pas le moment d’ouvrir une agence de voyages. Mais ce n’est également pas le bon moment pour trouver du boulot dans le tourisme qui est presque à l’arrêt depuis un an. La question maintenant est de savoir si je veux travailler dans un autre domaine temporairement, je n’ai pas encore la réponse.
Malgré tout ça, 2020 a quand même était une bonne année, j’ai profité de mes neveux et nièces, j’ai revu des amis que je n’avais pas vus depuis très longtemps, 20 ans pour certains et j’aborde 2021 avec sérénité. Je sais que tout n’est pas encore fini et que la première moitié de l’année risque d’être encore compliquée, mais alea jacta!!!
Pour 2021, pas de projet spécifique de voyage, on verra au jour le jour. Et avant de vous souhaiter une bonne année, voilà une petite citation de Michael Palin: « Une fois que l’on a été piqué par la mouche du voyage, il n’existe aucun antidote connu et, en ce qui me concerne, je serai joyeusement infecté jusqu’à la fin de mes jours. »

Je vous souhaite une excellente année 2021 qu’elle vous apporte joie, bonheur, amour, santé… et n’oubliez pas de profiter de la vie et de rêver, réaliser quelques-uns de ces rêves serait génial aussi.