Et voilà le premier article de mon périple en Italie de septembre 2021 qui m’a mené de la Ligurie à la Toscane. J’ai pris 3 jours pour faire la route jusqu’en Italie et je suis arrivée en milieu d’après-midi en Italie où j’ai pris quelques jours pour découvrir la Riviera Italienne.
Première journée : d’Antibes à Roquebrune-Cap-Martin
Une matinée tranquille, je prends mon temps avant de quitter l’hôtel et je prends ensuite la route, il y a un monde fou et un peu avant Nice je décide de reprendre l’autoroute, il y a vraiment trop de monde le long de la côte et finalement en milieu d’après-midi j’arrive en Italie où je visite le Jardin botanique Hanbury à seulement 2-3km de la frontière. J’y passe la fin d’après-midi à m’y balader et à profiter des nombreuses plantes avant de retourner en France en soirée, il y a plus de choix d’hôtel, ce n’est donc que le lendemain que je serai vraiment en Italie.







En soirée, je profite de la digue pour une dernière petite soirée en France avant de partir pour environ 3 semaines en Italie.
Deuxième journée : de Roquebrune-Cap-Martin à San Lorenzo al Mare (110,3km)
Ce matin, je passe la frontière au niveau de Ventimille et je m’éloigne de la côte afin de rejoindre le village médiéval de Dolceacqua dans la vallée de la Nervia. Le village est superbe avec son château qui surplombe le village et son pont en arche du XVe siècle qui enjambe la rivière Nervia. D’ailleurs, Claude Monet l’avait déjà dit en 1884: “L’endroit est superbe, il y a un pont qui est un bijou de légèreté”
Début septembre il est fait encore très chaud et la balade dans les petites ruelles pavées et sous les arcades est vraiment bienvenue, à l’abri du soleil, il y fait frais. C’est vraiment un agréable village, j’en profite d’ailleurs pour déjeuner avec la vue sur le village.



Je reprends ensuite la route pour rejoindre un autre village médiéval, Apricale à 5km au nord-est de Dolceacqua. Cette fois, c’est un village perché sur une colline et il fait partie d’une sélection de 281 villages parmi les plus beaux d’Italie. Fondé au Xe siècle par les comtes de Vintimille il est surnommé le village des artistes pour les fresques murales qui ornent le village.



Finalement en début d’après-midi je prends la route pour Seborga, mon GPS ne m’a pas beaucoup aidé ici: il aurait été plus facile de retourner vers la côte et d’ensuite emprunter depuis la côte la route de Seborga, mais j’ai suivi mon GPS qui m’a fait passer sur de minuscule route de montagne, je me suis demandé plusieurs fois comment j’allais faire si je rencontre quelqu’un en sens inverse, mais heureusement je suis arrivée à bon port.
Seborga est une ancienne principauté, mais qui revendique toujours son indépendance auprès de l’état italien. En ce dimanche, le village est bien calme et c’est très agréable de s’y balader. Quelques centaines de mètres après le village il y a un beau point de vue sur le village que j’ai rejoint pour ma part à pieds, le chemin de terre est vraiment cabossé et comme ma voiture est basse j’aurais sûrement touché, mais avec une voiture surélevée il est sûrement possible d’y aller en voiture.



L’après-midi est déjà bien avancée et j’ai encore une heure de route afin de rejoindre mon hôtel pour la nuit. Je suis au bord de la Méditerranée, le long de la Riviera di Ponente et j’en profite pour me baigner, l’eau est vraiment agréable.
Troisième journée : de San Lorenzo al Mare à Santa Margherita Ligure (173,7km)
Aujourd’hui beaucoup de route, j’ai décidé de longer la Riviera di Ponente afin de rejoindre le promontoire de Portofino. Il y a bien une autoroute qui permet de faire la route en 2h, mais pour ma part j’ai décidé de faire la route en longeant la côte, ce qui est beaucoup plus long, il faut compter environ 4h30-5h, la plupart de la route est limitée à 50km/h et parfois on ne roule pas à plus de 30km/h surtout à cette époque-là de l’année où il y a encore beaucoup de monde qui profite de la côte.
Sur la route, je fais quelques arrêts, comme à Imperia où je me balade dans le quartier pittoresque de Parasio, perché, il permet d’avoir de superbes vues sur la mer.



À la mi-journée, je rejoins Albenga, l’endroit idéal pour une pause déjeuner dans le très bien conservé centre historique médiéval, un petit bijou avec ses nombreux clochers. Pour les férus d’histoire, il faut savoir que la ville existe depuis l’ère romaine, d’ailleurs, il reste même quelques vestiges romains, l’amphithéâtre et la nécropole.
En milieu d’après-midi, je rejoins Noli où je fais un court arrêt dans ce pittoresque village de pêcheurs et je reprends la route vers Savona pour un rapide passage en voiture, la ville très industrialisée de prime abord rebute un peu, mais son coeur historique à l’air charmant, mon arrêt y est bien trop rapide pour vraiment vous la décrire.








De là, je décide de rattraper l’autoroute afin de contourner Gênes, je pense que continuer sur la côte aurait été un enfer surtout à l’heure de pointe et finalement vers 19h00 je rejoins Santa Margherita Ligure sur la Riviera di Levante, juste à temps pour une petite balade le long du bord de mer avant le coucher du soleil.




Quatrième journée : Portofino
Ce matin, direction Portofino, un superbe petit village de pécheur coincé au fond d’une crique et rdv de la jet-set, on parle d’ailleurs régulièrement de ce village comme le Saint-Tropez italien, je ne pourrais pas vous le confirmer la dernière fois où j’ai mis les pieds à Saint-Tropez était il y a plus de 20 ans et je me rappelle plus vraiment de cette visite à l’exception d’avoir vu de nombreux yacht!!! Ce que j’ai d’ailleurs également vu à Portofino!!!
Comme il est compliqué et cher de se rendre en voiture à Portofino, j’ai décidé de m’y rendre en bateau et la vue en arrivant est splendide, je ne peux que vous conseiller ce moyen de transport au moins une fois.




Dès mon arrivée, je ne me suis pas attardée dans le bas du village et j’ai tout de suite emprunté les escaliers, un peu raide puis le sentier qui m’a mené au Castello Brown. C’est d’ailleurs le premier endroit en Italie où on me demandait mon pass sanitaire, je commençais à me demander quelles étaient les règles en Italie. Le Castello Brown est une forteresse du Xe siècle plusieurs fois remaniée, son intérêt ne réside pas en la forteresse elle-même, mais en la splendide vue que l’on a sur Portofino depuis sa terrasse.
Je suis restée un bon moment avec cette magnifique vue, puis en redescendant vers le coeur du village je me suis arrêtée pour quelques photos de l’église San Giorgio avant de partir arpenter les ruelles du village et trouver un endroit où déjeuner.






Dans l’après-midi, j’ai repris le bateau afin d’aller voir l’abbaye di San Fruttuoso, accessible uniquement par bateau ou à pieds, mais sur des sentiers assez escarpés. N’étant pas une grande pro de la randonnée, j’ai choisi la solution de facilité et j’ai pris le bateau. L’abbaye datant du Xe siècle a été fondée par les bénédictins et se trouve au bord d’une plage au fond d’une crique. La plage est d’ailleurs très agréable et pour ceux qui pratiquent la plongée, on trouve près de cette plage le Christ des Abysses, une statue de bronze de 2,50m de haut et qui repose par 17m de fond.



En milieu d’après-midi, je reprends le bateau pour rentrer, j’aurais pu aller jusqu’à Santa Margherita Ligure en bateau, mais j’ai décidé de m’arrêter à Portofino et de rentrer à pied par le sentier pédestre qui longe la route, une agréable promenade.
En rentrant à l’hôtel je profite de la terrasse au bord de l’eau pour une petite baignade avant de profiter d’une délicieuse pizza au restaurant Delfino, une très bonne adresse et vraiment pas cher.
Cinquième journée : de Santa Margherita Ligure à La Spezia (105km)
Aujourd’hui, je continue ma découverte de Riviera di Levante vers le sud, mais avant ça petit retour en arrière. Il y a deux jours quand je suis arrivée dans le coin du promontoire de Portofino je n’ai pas eu le temps de m’arrêter du côté de Camogli et de San Rocco, ce que j’ai donc décidé de faire ce matin.
Camogli, c’est avant goût des Cinque Terre, un joli village de pêcheurs avec ces façades colorées et au bout, le Castel Dragone qui referme la plage. Derrière, à l’abri, on y trouve le port de pêche. Un village plutôt calme et agréable pour une promenade. J’ai ensuite pris un peu de hauteur afin de rejoindre le Belvedere di San Rocco, l’accès est interdit aux voitures le weekend, il faut se garer sur le parking 300m avant, ce que j’ai fait même si nous n’étions pas le weekend. J’ai été déçu, effectivement il y a une belle vue sur la mer et la côte, par contre la vue sur Camogli n’est pas exceptionnelle et c’est bouché par de la végétation ou des maisons, par contre en retournant vers la route principale, il y a de superbes vues sur le village.







À la mi-journée, je m’arrête à Sestri Levante construit le long d’un isthme avec d’un côté la baie des Contes de fées et de l’autre la baie du Silence. C’est une localité charmante et très agréable à parcourir, surtout en pleine journée, elle paraissait déserte. À mi-chemin entre le Promontoire de Portofino et le parc national des Cinque Terre, elle doit sûrement être une bonne base pour se loger et c’est peut-être pour ça que c’est plus calme la journée. Mais qui sait, c’était peut-être exceptionnel!!!




En milieu d’après-midi, je reprends la route afin de rejoindre La Spezia, destination final pour aujourd’hui. La route était bien longue, j’avais programmé le GPS pour éviter les péages et j’ai donc fait les 55km qui sépare Sestri Levante et La Spezia par de petites routes de montagnes bien sinueuses et avec un temps qui a commencé à franchement se détériorer, ce n’était donc pas une belle balade plaisante. Finalement, je rejoins mon hébergement à La Spezia sous la pluie, la vue sur la baie est d’ailleurs bien bouchée.
C’est ici que je vais passer les 4 prochaines nuits afin de visiter les Cinque Terre, qui font aussi partie de la Riviera di Levante, mais que je raconterai dans un prochain article.
Pour plus de photos de la Riviera Italienne, c’est ici.